Recensions

  • Recension de : Pablo Domínguez, Didier Genin et Monserrat Ventura (ed.) - Comunales - El caso de los pastores trashumantes de las sierras de Andalucía nororiental, Bellaterra Edicions, 2025

    Rocío Trujillo Sosa, docteure en droit public de l'Université de Paris Panthéon-Assas et avocate en Colombie nous livre une recension de l'ouvrage Comunales - El caso de los pastores trashumantes de las sierras de Andalucía nororiental. C'est depuis les montagnes du Nord-Est de l'Andalousie, et les pratiques pastorales qui s'y déploient depuis des siècles que l'ouvrage éclaire la gestion collective des pâturages, et témoigne de la double dimension, culturelle et naturelle, qui caractérise les communs pastoraux. Le regard historique permet de prendre la mesure de la résilience de ces formes de gestion collective, et des rôles qu'elles peuvent jouer dans les transitions à venir, malgré les risques et pressions actuelles qui modifient la relation des bergers entre eux comme avec leur milieu.

  • Recension de : Sarah Vanuxem — Du droit de déambuler, Éditions Wildproject, 2024

    Thomas Perroud nous offre une lecture de l'ouvrage de Sarah Vanuxem inspirée de la pop-philosophie de Gille Deleuze invitant chaque ciotyen.ne à se saisir de ce droit fondamental que constitue la liberté de circulation. Retrouver le droit de circuler librement  nécessite de s'attaquer au droit de propriété exécutif et absolu. Et si la vision nomade du rapport à la terre était la voie pour fonder un droit de déambuler des humains et des animaux dans le contexte actuel de crises écologique et sociale?  Pour y réfléchir et expérimenter en commun cette vision nomade, nous pourrions, à l'instar des collectifs d'artistes-marcheurs, faire de la marche un acte politique essentiel.  

  • À propos de trois ouvrages de Q. Skinner, M. Plouviez, Y. Bosc & D. Casassas

    Dans ce texte, Jean-Fabien Spitz propose une recension de trois ouvrages, qui interrogent les conditions de la liberté et remettent en question la liberté « libérale », conçue comme absence d'entrave. La question des communs en découle. En effet, historiquement, les communs sont une modalité du contrôle démocratique des ressources matérielles et symboliques nécessaires à l'existence de la communauté. Sans ce contrôle, il n'y a pas de liberté possible, puisque l'on risque toujours d'être soumis à la domination de ceux qui possèdent ces ressources. Les communs sont donc une réponse politique et économique aux problématiques de la liberté, telles qu'elles sont ici présentées par l'auteur du point de vue de la philosophie politique.

  • Dans cette recension du dernier ouvrage de Michel Aglietta et Étienne Espagne, Laurent Baronian met en évidence la nouveauté et l'importance des thèses défendues. Il insiste notamment sur la signification du passage de la notion, classique dans la théorie de la régulation, de "régime d'accumulation" (centrée sur la relation capital/travail) à celle de "régime de viabilité" (centrée sur la contradiction capital/terre). Il déploie les implications de ce changement et souligne certaines de ses limites, notamment pour ce qui est du rôle accordé par les auteurs aux "régimes monétaires" qui accompagnent ces mutations.

  • Alors que le néolibéralisme autoritaire montre chaque jour ses conséquences délétères, Bruno Carballa propose dans sa recension de l’ouvrage "Ni público ni privado, ¿sino común? "de réfléchir aux contours d’un projet politique global articulé autour des communs.