Sébastien Broca - Corinne Vercher-Chaptal : Bonjour Maxime. Pourrais-tu tout d'abord te présenter ?
Maxime Zaït : Je m'appelle Maxime Zaït, j'ai trente-deux ans, je suis bruxellois et j'ai fait des études de droit à Bruxelles. Aujourd'hui, je passe la moitié de mon temps à travailler en tant que salarié pour l'ASBL Communa 10 L'ASBL est la forme juridique d'association à but non lucratif en Belgique. . L'autre moitié de mon temps, je suis à la VUB, l'Université Libre Bruxelles. J'étais impliqué dans un projet de recherche qui se termine, DOMINIA, sur les communs urbains et leurs rapports aux institutions. J'ai aussi co-fondé COBHA, la Coopérative Bruxelloise d'Habitation, qui a pour but de transposer le modèle suisse des coopératives d'habitants à Bruxelles.
Sébastien Broca - Corinne Vercher-Chaptal : Pourrais-tu revenir sur la création du projet Communa et sur la manière dont il a évolué au fil du temps ?
Maxime Zaït : Quand j'avais dix-huit ans, j'habitais dans un kibboutz avec Dimitri, qui est aussi co-fondateur de Communa. J'ai vécu là-bas pendant une petite année et j'ai trouvé ça incroyable de vivre dans un modèle socialiste appliqué, radical, même si ce n'était plus ce que c'était dans les années 1950. En rentrant à Bruxelles, on s'est dit que ce serait génial d'habiter dans un endroit similaire, mais en enlevant la composante nationale ou religieuse car je ne suis pas intéressé par ces questions-là. C'était en 2013, on avait 19 ans, on était cinq copains et on cherchait une colocation. Les prix avaient déjà beaucoup augmenté, on n'arrivait pas à trouver. Et, en marchant dans la rue, on a vu tous ces bâtiments vides. On a rencontré, par hasard, des squatteurs au 123 rue Royale, un squat légendaire à Bruxelles. Ils nous ont fait visiter, en nous expliquant qu'ils avaient un contrat d'occupation précaire et temporaire. L'un d'entre eux nous a expliqué : « En fait, on a d'abord cassé la porte, le bâtiment appartient à la région wallonne, et ils sont venus pour essayer de nous mettre dehors. On leur a expliqué qu'en étant là, on leur faisait faire des économies, parce qu'ils ne payent pas de taxes sur la vacance immobilière, on sécurise le bien, on paye les assurances, on s'occupe de la petite maintenance. En fait, ça leur rapporte de l'argent qu'on soit là ! ». On s'est dit : « C'est brillant comme idée et on pourrait porter ça sous une forme un peu plus présentable ».
On a donc créé une structure associative : l'ASBL Communa. On a fait une brochure, on a organisé une conférence publique et on a obtenu le soutien de quelques acteurs institutionnels. Ensuite, pendant un an, on a fait des mappings de Bruxelles. On marchait dans la rue avec des cartes papier et on identifiait les bâtiments vides. On prenait des photos et on contactait les propriétaires, notamment les institutions publiques, un par un pour leur proposer qu'ils nous donnent des sites. Tout le monde nous disait : « Super votre projet, mais non ! Vous êtes qui ? Qui me dit que vous allez me remettre le bâtiment à la fin ? C'est trop dangereux, c'est trop risqué. ». Les pouvoirs publics disent souvent qu'ils veulent faire de l'innovation sociale, mais ne veulent pas prendre de risque. Et puis un jour, on contacte un promoteur immobilier, qui venait de racheter un immeuble à côté de l'Université, un Flamand, qui nous dit : « Ah mais c'est incroyable, moi j'ai des squatteurs dans un de mes bureaux à Gand. Ça se passe super bien, ils sont charmants. Si en plus vous me demandez la permission, mais bien sûr, allez-y ! ».
On a donc récupéré une tour de bureaux de 8 000 m², la veille de nos examens. Au début, on a juste mis des tables pour étudier, après on a fait une fête d'ouverture et on a posté sur différents groupes pour que des gens nous rejoignent. On était une communauté de 12 personnes, on habitait sur un étage. Dans le reste du bâtiment, on a ouvert des ateliers d'artistes, un skatepark. Il y avait un collectif de sans-papiers qui est venu ouvrir un restaurant d'arrondissement. Il y avait aussi des musiciens flamands qui venaient faire du jam toutes les semaines, on faisait des festivals de trois jours consécutifs ! Ça a duré huit mois et à la fin, on a demandé au propriétaire de nous écrire une lettre de recommandation pour dire que Communa, c'était pro et qu'il fallait mettre à notre disposition des bâtiments vides. On a quitté le bâtiment en temps et en heure, il a fait ses travaux et on est parti avec sa lettre.
Sébastien Broca - Corinne Vercher-Chaptal : À partir de là, comment est-ce que vous passez d'un projet d'étudiants à quelque chose de plus professionnel ?
Maxime Zaït : On est allé voir d'autres propriétaires avec quelque chose qui était un peu mieux ficelé. On a donc enchaîné avec un deuxième projet dans une villa à Uccle 11 Uccle est l'une des 19 communes de la région de Bruxelles-Capitale. Il s'agit d'une commune riche, située au sud de Bruxelles. . De plus en plus de gens venaient nous trouver pour nous dire : « Moi, j'aimerais bien aussi vivre dans ce genre de truc. Est-ce que vous pouvez m'aider ? ». Et puis des propriétaires commençaient à nous proposer des bâtiments. On a terminé nos études et on s'est dit qu'il y avait un besoin énorme que personne ne prenait en charge, à part des sociétés commerciales dans une logique purement lucrative ; ce qui pose la question de l'ubérisation, ou de l'enclosure des friches. On a donc décidé de se professionnaliser, de se payer des salaires, afin de pouvoir ouvrir plus de bâtiments. On a expérimenté énormément de modèles, notamment sur la gouvernance. Progressivement, on est passé d'un modèle où on faisait tout en assemblée, où on décidait de tout ensemble – très radical mais aussi radicalement inefficace – à quelque chose de beaucoup plus décentralisé. On s'est formé et on s'est beaucoup professionnalisé à partir de 2016, 2017. Aujourd'hui, on a un staff de 45 salariés et on gère une dizaine de sites à Bruxelles. Il y a 300 personnes qui sont hébergées sur les différents sites. Beaucoup de réfugiés ou d'ex sans-abris. Et puis une centaine de porteurs de projets de l'économie sociale et solidaire ou d'acteurs locaux de quartier.
Sébastien Broca - Corinne Vercher-Chaptal : Quelles sont les parts respectives de la dimension hébergement et des autres activités de Communa ? Quelle est l'articulation entre l'habitat et les ateliers de pratiques ?
Maxime Zaït : L'idée de base, c'est de faire de la mixité d'usage. Ce qui semble fonctionner et qu'on pense intéressant, c'est de mélanger les publics. On veut des ressources partagées pour des gens très différents, des lieux de rencontre entre des gens qui pensent différemment, qui viennent de milieux différents. On veut montrer qu'on peut vivre ensemble très bien. Du coup, on mélange.
Dans le détail, si on veut faire une typologie de nos projets, je dirais qu'il y en a de trois sortes. Il y a tout d'abord ce qu'on peut appeler les tiers-lieux – même si je n'ai jamais été particulièrement emballé par le terme. Ce sont des lieux dans lesquels il y a de la mixité d'usages, qui s'adressent en priorité aux gens du quartier. En ce moment, on a par exemple un lieu à Forest 12 Forest est une autre commune bruxelloise, située au sud-ouest de la ville. où il y a 15 femmes – des femmes en situation de rue, des femmes exilées – qui habitent avec leurs enfants dans une coloc'. Il y a aussi deux espaces de sport avec de la boxe, des activités de tout type, une maison de jeunes, des bureaux partagés, des associations, un studio de rap, des espaces de travail pour des artisans.
Le deuxième type de site, ce sont des logements sociaux vides qu'on réhabilite pour héberger du public sans abri. La logique, c'est toujours qu'on met en place une expérimentation et si ça marche, on la réplique et on cherche à la mettre à l'échelle. À cet égard, on est une sorte de laboratoire de politiques publiques. Il y a 10 % de vacance structurelle dans le logement social, parce que quand il faut rénover un immeuble de 15 appartements, il y a une obligation de reloger toutes les familles. Or, ce n'est pas facile quand le logement social est saturé de reloger 15 familles. Donc ils vont en sortir 2 ou 3 et vider l'immeuble au compte-gouttes. Pour les logements sociaux, gérer cette vacance immobilière, cela représente plein de problèmes, ça coûte de l'argent, c'est dangereux. En plus c'est vide, ce qui est une honte étant donné les besoins non couverts. Ce qu'on leur propose, c'est que dès qu'un appartement se vide, on le prend en gestion, on fait des travaux avec des boîtes d'insertion socioprofessionnelle avec lesquelles on a l'habitude de travailler et on héberge des personnes sans abri, qui sont accompagnées par des professionnels du travail social – ce que nous ne sommes pas. Ce qu'on ajoute, ce sont des espaces socio-communautaires, où les gens sont de nouveau impliqués dans la gestion du site. En fonction de leur degré de vulnérabilité, ils sont plus ou moins impliqués. Il y a des assemblées, il y a des espaces collectifs, ils participent à la vie du site. Et nous, on organise souvent des repas, où les gens font ça avec nous. On a une laverie sociale, où les gens peuvent, ensemble, venir laver leur linge. C'est ce genre de petites choses qu'on essaye de mettre au cœur des dispositifs. Ça permet aussi une bonne intégration dans le quartier, parce que quand tu dis qu'il y a 1500 sans-abri qui vont arriver, dont la moitié sont des étrangers, il y a parfois des réactions négatives. Mais quand les gens se rencontrent, ça se passe bien.
Le troisième type de lieu, on l'a lancé il y a deux ans : c'est l'accueil de personnes exilées dans des centres d'hébergement en semi-autonomie. Quand la guerre entre la Russie et l'Ukraine a éclaté, il y avait cette idée qu'il y allait avoir un afflux massif d'Ukrainiens en Belgique. En fait, ça n'a jamais vraiment été le cas, même s'il y a eu du monde. La région a lancé un dispositif d'accueil pour ces personnes et la personne qui pilotait le dispositif voulait – comme il n'y avait pas des moyens infinis – des systèmes en semi-autonomie. De plus, ces exilés ukrainiens n'avaient pas un parcours migratoire très complexe, ils ne sortaient pas de la rue. Ce sont des gens qui, littéralement, ont pris leur voiture, ont roulé deux jours et sont arrivés. On s'est donc dit que ça ne servait à rien de faire des centres où l'on s'occupe de tout, que l'autogestion était ce qui convenait le mieux. On a proposé de prendre en charge certains centres, parce que les acteurs classiques, comme la Croix-Rouge, ne savent pas vraiment faire. Ils sont venus nous voir en nous disant : « Nous on fait notre truc, il y a une barquette Sodexho le midi, mais les gens sont déprimés dans ces centres ». On leur a répondu que dans les lieux qu'on gère, ce sont les gens qui font à manger, qui font les activités et qu'on est simplement là pour faciliter le processus. On loge donc à peu près 200 personnes dans ce troisième type de lieu.
Si on revient à la question des communs, ce sont en fait des questions de qualité de gestion qu'on va regarder pour évaluer le succès d'un commun. Un bon indicateur, c'est : est-ce que c'est propre ? Est-ce qu'il y a du papier dans les toilettes ? Parfois, c'est mal vu dans la recherche d'en parler en des termes aussi triviaux, mais il faut bien que ça marche très concrètement. Ces centres, leur degré de propreté et d'organisation est impressionnant. Chaque étage a ses assemblées, ils ont leur propre shift pour le ménage, tu peux manger par terre !
Sébastien Broca - Corinne Vercher-Chaptal : Et c'est vous qui signez les baux ?
Maxime Zaït : On a un système en cascade. En gros, Communa signe des contrats d'occupation, dont les termes exacts peuvent varier, ce sont des conventions qui nous rendent gestionnaires des infrastructures.
Sébastien Broca - Corinne Vercher-Chaptal : Vous avez aussi un rôle d'assemblier, au sens où c'est vous qui déterminez la mixité des publics ?
Maxime Zaït : En gros, on a un propriétaire qui signe une convention avec nous, il nous délègue le site, et puis nous, on délègue les espaces à des occupants sous convention. En fait, on fait l'interface : les gens n'ont pas de relation avec le propriétaire et le propriétaire n'a pas de relation avec les occupants. C'est nous qui sommes gestionnaire du site. On est une sorte de syndic' des communs.
Si je reprends l'exemple des tiers-lieux, notre objectif est que le lieu soit ancré dans le quartier. Au début, on fait des visites du site complètement vide pour les voisins, on organise des activités un peu festives comme des barbecues, parce que pour des réunions les gens ne viennent pas. Souvent, on met des posters sur les murs dans chaque salle et les gens disent : « J'aimerais ceci ou cela ». Après, on prend contact avec les autorités pour essayer d'avoir le maximum d'acteurs locaux qui vont entendre parler de ce nouveau site.
Ce qu'on fait souvent aussi, c'est qu'au lieu de faire des appels à projets, on fait des appels à communs. Cela veut dire qu'on essaye d'éviter que les gens soient en compétition pour l'attribution des salles, en leur disant que plus ils acceptent de mutualiser leur espace, plus ils ont de chances d'être retenus. On tente de favoriser la coopération entre les acteurs dès le départ pour garder le plus d'occupants possible. C'est nous qui sommes gestionnaires, donc on a des responsabilités : on doit respecter la loi, certaines normes, on n'a pas envie de rendre la vie impossible au voisinage, etc. On restreint donc les possibilités, en essayant d'être clair. Parfois, on imagine le commun comme une page blanche, où chacun va faire ce qu'il veut. Ce n'est pas du tout ça. Il y a des règles du jeu au départ et, dans ce cadre, ça va être à la communauté de s'auto-organiser. Notre job, c'est plutôt de donner les outils aux gens pour faire des réunions qui sont efficaces, convoquer des assemblées générales, aider à mettre en place les shifts, etc. On essaye de ne pas repartir de zéro à chaque fois, sachant que tout le monde n'a pas la science infuse pour la bonne gestion des espaces. Par contre, les gens sont libres de changer les systèmes, on écrit ensemble le ROI, etc.
Sébastien Broca - Corinne Vercher-Chaptal : On voudrait rebondir sur ce que tu disais en parlant de « syndic' des communs ». Dans les communs, la question de la gouvernance est un élément clé. Dans votre cas, il semble que les résidents, ou les futurs résidents, connaissent souvent le territoire, les associations qui y sont implantées, ses risques, ce qui est possible ou non… On a compris que ces acteurs sont consultés sur les règles de gestion quotidienne, mais ont-ils aussi leur mot à dire sur la stratégie d'occupation et d'assemblage du lieu ?
Maxime Zaït : Je vais prendre des exemples concrets pour te répondre. J'étais le coordinateur du Tri Postal : on avait le rez-de-chaussée d'un bâtiment accolé à la gare du Midi. C'est un quartier de gare, donc il y a un passage énorme et une grande précarité. On a lancé l'occupation avec le comité de quartier, qui était le leader du projet. On s'est associé avec les voisins, on leur a dit à eux et à la municipalité de contacter l'ensemble des acteurs du territoire qui seraient intéressés. On a fait les visites avec eux, on a fait une première réunion en demandant qui serait intéressé pour répondre à l'appel à projet lancé par le propriétaire. Ceux qui sont restés dans la salle sont devenus les co-rédacteurs de la réponse à l'appel. Ensemble, avec toute une série d'acteurs, on a remis une réponse chapeautée par Communa – qui donnait un cachet un peu sérieux – et on a gagné. Quand tu as les voisins, un acteur pro et l'ensemble du secteur associatif et coopératif local, c'est imbattable !
Après ça, on a fait une première étude technique de qui pourrait aller où, au vu des besoins : les danseurs veulent un espace avec un mur, l'atelier il faut qu'il ait suffisamment de câblage électrique, etc. En général, tu n'as que quelques options sur la manière de répartir les choses dans les espaces. Donc ensuite, on organise une assemblée avec les occupants en leur présentant les trois possibilités et en leur disant : « Celle-là, elle est clairement meilleure ». Donc on choisit celle-là et les gens se mettent dans leurs espaces. On fait aussi le montage économique. On dit : « Pour payer les fluides, les charges, la coordination et tout ça, il faut mensuellement que ça rapporte X ; sur cet argent, on sait qu'on peut aller chercher tant en subvention Y, donc il reste ce montant-là à répartir entre les occupants ». Les gens participent aussi à la réflexion économique sur cette répartition.
Ce que je viens de présenter, ce sont les cas où tu fais de la mixité d'usage avec d'autres entrepreneurs de l'ESS, des gens qui ont l'habitude de discuter de modèles économiques, de gouvernance, qui comprennent les enjeux. Quand on ouvre des sites avec des personnes sans-abri, on ne travaille pas ces aspects-là directement avec ces publics, par contre on travaille avec les associations. En fonction des projets, parfois les acteurs sont hyper intéressés par le fait de participer à toutes ces pré-étapes, parfois ils veulent juste un service ou un bureau pas cher. Par ailleurs, pour les projets en semi-autonomie avec les réfugiés par exemple, ça peut aussi être une charge. La pratique conduit à une sorte de démystification du commun. Certains préfèrent qu'il y ait un service qui fasse le ménage et se dispenser d'assister aux assemblées.
Sébastien Broca - Corinne Vercher-Chaptal : Qui se dit ça ? Les associations, les migrants...
Maxime Zaït : Il y a de tout. Même les associations, parfois, elles aimeraient juste qu'on leur donne des espaces gratuits ou pas chers et ne pas avoir à gérer des choses en plus. En général, ce qui se passe c'est plutôt le contraire : les gens estiment que c'est une richesse d'avoir accès à des espaces mutualisés, à du commun. Par exemple à Youyou, un des sites où on héberge des personnes sans abri, il y a une association qui est venue mettre des poules dans le jardin, dont tout le monde peut s'occuper. Pour les assistants sociaux, c'est parfois des questions en plus qu'ils auraient bien voulu ne pas devoir se poser, mais pour les publics c'est très positif. Malgré tout, le commun c'est aussi plus de gestion, et plus de gestion, c'est pas toujours bienvenu, disons ça comme ça. Parfois dans la recherche, on dépeint un tableau un peu romantisé - et je m'inclus là-dedans. Mais cela fait maintenant plus de dix ans que je vis dans des lieux comme ça et que je les pratique. Il y a toute une dimension de complication, qu'il faut pouvoir nommer.
Sébastien Broca - Corinne Vercher-Chaptal : Bien sûr et c'est pour cela que c'est important de recueillir le point de vue des acteurs de terrain. Mais il y a une différence entre des visions romantisées et des visions où l'on pose des critères de gouvernance, afin de s'assurer que chacun puisse décider non pas simplement de comment on partage le papier toilette, mais aussi de la manière dont on va partager l'espace, assembler les lieux, en tenant compte du territoire.
Maxime Zaït : Je suis tout à fait d'accord avec cela.